Flaubert dans la ville

18 avril 2015 – Flaubert vu par les écrivains contemporains – Rencontres, discussions, signatures en compagnie de cinq écrivains

Samedi 18 avril 2015, 14h, Opéra de Rouen
Rencontres organisées par Sandra Glatigny et Yvan Leclerc (Centre Flaubert du CÉRÉdI, Université de Rouen)
Rencontres, discussions, signatures en compagnie de cinq écrivains

Retrouvez les vidéos des interventions à l'adresse suivante :
https://webtv.univ-rouen.fr/channels/#flaubert-vu-par-les-ecrivains-contemporains

 

Pierre Bergounioux, Annie Ernaux, Pierre Michon, Christine Montalbetti, Jean-Philippe Toussaint.
Chaque écrivain s’entretiendra avec un interlocuteur et avec le public.
Dialogueront avec les écrivains : Christine Lecerf, Thierry Roger, Françoise Simonet-Tenant, Matthieu Vernet.

Les écrivains présents


Pierre Bergounioux est né à Brive-La-Gaillarde en 1949. Ancien élève de l’École Normale supérieure, il a enseigné le français en région parisienne. Passionné d’entomologie, il pratique également la sculpture. Il est l’auteur d’une cinquante de livres, depuis Catherine (Gallimard, 1984). Son journal paraît chez Verdier dans une suite de trois Carnets de notes, par tranches de dix années : 1980-1990 (2006), 1991-2000 (2007), 2001-2010 (2012). Le nom de Flaubert y apparaît régulièrement. C’est à lui qu’il a consacré sa thèse, Flaubert et l’autre : communication littéraire et dialectique intersubjective, sous la direction de Roland Barthes, en 1979. À la Revue Flaubert, il a donné « La lutte symbolique dans la littérature » (n° 2, 2002).
 

Annie Ernaux, née en 1940, a vécu son enfance et son adolescence à Yvetot (Seine-Maritime), où ses parents tenaient un café-épicerie. Professeure agrégée de lettres modernes, elle enseigne à Annecy quand elle publie en 1974 son premier roman, Les Armoires vides, qui décrit la déchirure de son ascension sociale. À partir de La Place, texte consacré à son père et qui reçoit le prix Renaudot 1984, elle rompt définitivement avec la fiction et s’engage dans une exploration de son expérience vécue tout en recherchant des formes nouvelles d’autobiographie. Elle réside à Cergy-Pontoise depuis 1975.
Bibliographie :
Chez Gallimard : Les Armoires vides ; La Femme gelée ; La Place ; Une femme ; Passion simple ; Journal du dehors ; La Honte ; « Je ne suis pas sortie de ma nuit » ; L’Événement ; La Vie extérieure ; Se perdre ; L’Usage de la photo ; Les Années ; Écrire la vie (anthologie Quarto ) ; Le Vrai Lieu, entretiens avec Michelle Porte.
L’Écriture comme un couteau, entretiens avec Frédéric-Yves Jeannet (Stock et Folio) ; L’Autre Fille (Nil) ; L’Atelier noir, (Les Busclats) ; Regarde les lumières mon amour (Le Seuil).
 

Pierre Michon est né en 1945, aux Cards, dans la Creuse. Il étudie les lettres à l’université de Clermont-Ferrand. Son premier texte paraît lorsqu’il a 39 ans : Vies minuscules (Gallimard, 1984). Il déclarera plus tard que ce livre l’a « sauvé » : soit il devenait écrivain, soit il devenait clochard… Avec Rimbaud, auquel il a consacré un essai (Rimbaud le fils, 1991) et Faulkner, Flaubert fait partie de ses écrivains de référence. Il est souvent cité dans le recueil de ses entretiens, Le Roi vient quand il veut. Propos sur la littérature (Albin Michel, 2007 ; Le Livre de Poche, 2010). « Corps de bois », l’un des textes de Corps du roi (Verdier, 2002) lui est entièrement consacré : « Flaubert est notre père en misère. »
 


Christine Montalbetti est née en 1965 au Havre. Elle est l’auteure de sept romans, parus chez POL, depuis Sa fable achevée, Simon sort de la bruine (2001), jusqu’à Plus rien que les vagues et le vent (2014). Parallèlement à cette œuvre romanesque, elle écrit pour le théâtre (dont Le Cas Jekyll, pour Denis Podalydès). Maître de conférences à Paris VIII, où elle anime à présent des ateliers d’écriture, elle a croisé Flaubert sur les chemins d’Orient, lorsqu’elle a rédigé sa thèse, parue sous le titre Le Voyage, le monde et la bibliothèque (PUF, 1997). Au moment de la sortie du premier tome des Œuvres complètes de Flaubert dans la Pléiade, elle a donné une contribution sur « Les récits de voyages de jeunesse virtuels de Flaubert », dans la Revue Flaubert, n° 2, 2002. Son écriture, qui mêle mélancolie et humour, travaille sur l’intensité de l’instant.

Jean-Philippe Toussaint est né en 1957 à Bruxelles. Son premier roman, La Salle de bain, a été publié aux Éditions de Minuit en 1985. Onze romans ont suivi, chez le même éditeur, dont quatre forment le « Cycle de Marie ». Il a adapté plusieurs de ses livres pour le cinéma. Son site personnel témoigne de l’intérêt qu’il porte à ses propres manuscrits, dont il a mis certains en ligne. Voilà qui le rapproche de Flaubert. Il est question de cet écrivain dans L’Urgence et la Patience (2012), essai dans lequel Jean-Philippe Toussaint analyse ses propres processus de création, son rapport à la documentation, ses habitudes d’écriture. Ce qui l’apparente à Flaubert : « le travail inlassable sur la langue » et, par un côté, la lenteur, la constance et l’effort, représentés par « Flaubert, bien sûr, la patience même ».

 

Une journée organisée en partenariat avec l’Opéra de Rouen Haute Normandie.

 
 
 

Programme

Samedi 18 avril 2015, Opéra de Rouen, 14h.

Rencontres, discussions, signatures en compagnie de cinq écrivains.
Chaque écrivain s’entretiendra avec un interlocuteur et avec le public.

14h – Pierre Bergounioux et Matthieu Vernet

14h45 – Annie Ernaux et Françoise Simonet-Tenant

15h30 – Dédicaces

16h – Pierre Michon et Matthieu Vernet

16h45 – Christine Montalbetti et Christine Lecerf

17h30 – Dédicaces

18h – Jean-Philippe Toussaint et Thierry Roger

18h45 – Dédicaces

19h15 – Cocktail d’inauguration du parcours « Flaubert dans la ville » (uniquement sur invitation)

Durant cette journée, vous pourrez également découvrir l'exposition préparée par Damien Dauge : « Emma Bovary à l'Opéra de Rouen ».