Flaubert dans la ville

4. Place des Carmes

L’ESSENTIEL

Le regard contemporain des artistes

« Rencontres urbaines », Gaspard Lieb

Collages de dessins accompagnés de citations créant une exposition à même les murs, en l’occurrence sur le socle de la statue.

« Flaubert en ses couleurs », Hastaire

Loulous didactiques, impressions sur bâche, infographies retouchées à la peinture, suspendues aux branches des arbres. Composition mêlant les titres des œuvres de Flaubert et les « portraits de Loulou », de dimensions et de coloris variés : de 20 cm/30 cm à 60 cm/80 cm environ.

La pérennité du patrimoine flaubertien

Du côté de la réalité

Statue de Flaubert, d’après Léopold Bernstamm, bronze fondu par Rudier et installé sur la place en 1965.

EN SAVOIR PLUS

Du côté de la réalité

La version originale de cette statue n’existe plus. Il s’agissait d’une œuvre de Bernstamm, qui avait été installée sur le terre-plein de l’église Saint-Laurent, rue Jean Lecanuet, anciennement rue Thiers. En 1906, un groupe d’admirateurs de Gustave Flaubert voit la sculpture au Salon et décide de l’offrir à la ville de Rouen. Un comité parisien se forme, comprenant Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d’État aux Beaux-Arts, et le directeur du journal Le Siècle, Maurice Guillemot. En 1907, la statue est mise en place par l’entrepreneur Enverlen. Elle est inaugurée le dimanche 29 octobre en présence de Victor Margueritte, président de la Société des Gens de Lettres, et de Bayet, délégué du ministre de l’Instruction publique. La cérémonie est suivie d’un banquet à l’Hôtel de France, et d’une excursion au pavillon Flaubert à Croisset.
Sous le régime de Vichy, en 1941, la sculpture est fondue pour fournir l’alliage précieux pour l’armement. C’est en 1964 que l’œuvre renaîtra, remplacée par un bronze fondu par Rudier, à partir d’un moule en plâtre. Elle trouvera sa place actuelle en 1965.
Depuis, elle surplombe la petite place, défiant le regard des passants et les agressions des… pigeons rouennais.